Le cercle de Bernard Minier

Publié le par Mimi

Hazard, coïncidence ? En seize ans de métier, Servaz avait appris à rayer ce mot de son vocabulaire.

Brrrrr, quelle ambiance ! Meurtres et perversité se partagent ce roman. Bernard Minier a encore frappé fort et la peur règne en maître tout au long de ce bon gros thriller.

 

Dans une petite ville de province, située au pied des Pyrénées et dotée de célèbres universités, un meurtre machiavélique a été commis. Une professeure de littérature a été retrouvée ligotée de la tête aux pieds et noyée dans sa baignoire, sa collection de poupées jetée dans la piscine et la musique de Wagner planant sur ce décor cauchemardesque. Autre fait dérangeant : un jeune homme assis au bord de la piscine, étrangement calme, semble être l'auteur de cette redoutable mise en scène.
Mais pourquoi demande-t'on au commandant Servaz de s'occuper de cette enquête, alors qu'elle n'appartient pas à son secteur de recherche ?

 

 

Après une plongée glaçante au cœur des Pyrénées, Bernard Minier nous entraîne une fois de plus dans une ronde infernale où étudiants et universitaires se jugent, se jaugent et plus si affinités... Nymphettes, cougars et pervers en tous genres vont devoir affronter le commandant Servaz et son équipe de choc.

Quand le passé refait surface, il n'est pas facile de l'ignorer !

Quelle frousse ! Oui, je l'avoue ! C'est bien la première fois depuis "orange mécanique" que je ressens une telle angoisse. Difficile de rester stoïque devant certaines scènes ! Bernard Minier a bien travaillé, l'ambiance est diabolique et le suspense total. Heureusement quelques réflexions sur la politique, sur le foot viennent nous interroger et détendre l'atmosphère. J'aime bien le foot mais vu par Servaz uniquement ! De toute façon, rien ne m'empêchera de lire la suite et je n'éteindrai pas la lumière...

C'était ça la société de consommation, désormais, songea-t-il : l'exhibition, le voyeurisme, la marchandisation. Impossible de ne pas penser à la phrase de Débord : "Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles". Une phrase d'une clairvoyance absolue écrite plus de quarante ans auparavant...

Il y a un élu pour cent habitants dans ce pays et un médecin pour trois cents. Vous ne croyez pas que ça devrait être le contraire ?...

Il (Servaz) soupira en songeant que des pays entiers étaient sur le point de s'écrouler, les quatre cavaliers de l'Apocalypse avaient pour noms finance, politique, religion et épuisement des ressources, mais la fourmilière continuait de danser sur le volcan et de se passionner pour des choses aussi insignifiantes que le football.

Publié dans Livres

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Pouet 27/09/2017 11:48

Pas de risques de cauchemar après ce thriller ? En ce moment, j'ai un peu de mal à lire. J'ai testé Fred Vargas car tout le monde m'en a dit du bien, et je n'avance pas, faut croire que ça ne me passionne pas !

Angelilie 26/09/2017 02:25

beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte. un blog très intéressant. J'aime beaucoup. je reviendrai. N'hésitez pas à visiter mon blog (lien sur pseudo). au plaisir

Thaddée 25/09/2017 16:29

Brrr. Ambiance diabolique ... A ne pas lire avant de se coucher. Bonne journée Mimi !

yannn 25/09/2017 12:03

Merci pour ta visite et tes réponses, là, juste avant de rejoindre tes natales terres. C'est loin du chez toi actuel?
Pour les chanteurs, oui, bien vu de ta part, le commentaire tourne autour de la beauté des pulls, irlando-canadiens, et pas du tout sur la qualité du chant.
Pour l'animal, entre hermine et belette plus petite, j'hésite encore, les proportions de la bête étant impossibles à voir sur la photo, et pour la queue avec un bout noir, je te dis pas la difficulté!
Je te souhaite tout de bon. Yann

Nell 25/09/2017 10:41

Bonjour ma chère Mimi,
je ne sais si tu es déjà partie et ne ne voulais pas passer cette journée sans t'envoyer mes plus gros bisous. Passe de très agréables moments dans ton "pays". A très vite ♥ ♥ ♥