La fille du train de Paula Hawkins

Publié le par Mimi

Deux fois par jour, je bénéfice d'une fenêtre sur d'autres vies, l'espace d'un instant. Il y a quelque chose de réconfortant à imaginer la vie des inconnus, à l'abri chez eux.

La fille du train, je ne l'ai pas vue passer tant la lecture a été rapide. C'est que je suis bien restée accrochée au bouquin. L'intrigue est bien ficelée et j'ai aimé les interventions des trois femmes, toutes trois empêtrées dans leur mal-être, reliées par le même homme. Un regard croisé donc sur des moments de vie difficiles, voire terribles.

Cependant, je ne sors pas de cette lecture entièrement satisfaite. La fin m'a semblé bien pauvre compte tenu des circonvolutions de l'histoire. Une petite pirouette qu'on sent venir sans vraiment d'étonnement. Dommage ! Il s'est fallu de peu pour une lecture parfaite.

Mais que cela ne gêne en rien votre désir de découvrir ce thriller psychologique. Il le mérite quand même.

Pour vous faire d'autres idées que la mienne, je vous propose de lire la critique de Manou sur ce livre.

 

Pour la première fois depuis bien longtemps, je m'intéresse à autre chose que mon propre malheur. J'ai un but. Ou, en tout cas, une distraction.

Rachel prend le train tous les jours de la semaine pour se rendre au travail. Le même train à l'aller comme au retour et toujours aux mêmes horaires. Elle observe ainsi les mêmes maisons, les mêmes personnes, les mêmes paysages. Elle aime bien avoir le nez collé contre la vie du train et inventer des vies parfaites aux personnages que sont devenus ces presque copains de passage. Elle leur a choisi un joli nom, une profession enthousiasmante, construit à leur sujet une vie qu'elle seule met en scène selon les images de bonheur parfait qu'elle perçoit. Il faut dire que Rachel a besoin de s'évader de son quotidien boueux, nauséeux... Mais voilà qu'un jour est signalée la disparition d'une des personnes qu'elle voit journellement. Et si, grâce à son témoignage, elle pouvait aider la police ?

On croit, on perçoit, on invente, on rêve, on se fie aux apparences, on parle, on dénonce, on oublie...

 

Il n'y a rien de plus douloureux, de plus destructeur que le doute.

Les manques dans ma vie seront éternels. Il faut grandir autour d'eux, comme les racines d'un arbre autour d'un bloc de béton ; on se façonne malgré les creux.

Publié dans Livres

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victoria lynn 07/12/2016 11:55

coucou je ne connaissais pas ; merci pour cette découverte

Mimi 07/12/2016 13:34

Avec plaisir Victoria ! Le film vient de sortir, avec le même titre si tu veux tenter l'expérience...

Quichottine 07/12/2016 08:25

Je ne l'ai pas encore lu, mais je l'ai déjà noté en vue d'une prochaine lecture.
Merci pour ton avis, Mimi.
Bisous et douce journée.

Mimi 07/12/2016 13:33

Avec plaisir Quichottine ! Une lecture haletante même si le rythme n'est pas soutenu. Au contraire, chaque femme montre bien les mêmes faits tels qu'elles les ressentent.

lemenuisiart 06/12/2016 19:16

Pour te répondre les premiers photos sont du petit matin, 6h40 à 7 heures du mat. Ensuite entre 8h20 et 8h40 pour le reste.

Mimi 07/12/2016 13:30

Merci Christian !

Maryline 06/12/2016 14:01

J'ai lu ce roman il y a quelques mois, j'avais beaucoup aimé... Surtout la trame qui fait le suspense et fait monter l'angoisse. On doute de ce qu'elle ressent, de ce qu'elle trame... c'est bien ficelé je trouve!
Bisous

Mimi 07/12/2016 13:30

Oui l'intrigue est bien menée. J'ai aimé les interventions des trois femmes qui donnent une autre version des faits. Seule la fin m'a un peu déçue.

L'Espigaou 06/12/2016 11:42

Je l'ai lu et effectivement la fin est un peu décevante.
J'ai eu l'impression que l'auteur en manque d'inspiration à baclé la fin
Mais je ne regrette pas de l'avoir lu, car tout au long (à par à la fin) on est tenue en haleine.
La tristesse d'une femme abandonnée par l'homme qu'elle aime, devient dépressive et tombe dans l'alcool, est très bien décrite
Passe une belle journée
Gros bisous
Maryse

Mimi 07/12/2016 13:29

Je n'ai pas boudé mon plaisir à cette lecture même si la fin m'a semblé facile. Bisous Maryse.