Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez

Publié le par Mimi

Psitt, approchez !
Voulez-vous que je vous raconte une histoire pleine d'histoires ? L'histoire d'un groupe de femmes et d'hommes partis à la recherche d'une terre pour s'installer et fonder une ville baptisée Macondo. Une histoire de famille (les Buendia) dans laquelle les nouveaux-nés portent le même nom que leurs aïeux.

 

 

Une histoire de guerre et de batailles. De crimes et de châtiments. D'amour et d'inceste. De petits garçons bâtis comme des colosses et de filles à la beauté troublante.

Une histoire dans laquelle on fond de l'or pour fabriquer des petits poissons et où on enterre des pièces dans des jarres ou dans la terre.

Parfois dans cette histoire, on voit aussi des tapis volants, des morts qui ressuscitent ou qui viennent rendre visite aux vivants.

Une histoire qui ne craint pas de mêler le vrai et le surnaturel, le mythe à la réalité. Une histoire parfois à dormir debout ou à coucher dans un hamac.

Une histoire éternelle qui peut se passer en Colombie ou n'importe où ailleurs. Une histoire qui dit aussi le passage du temps et les progrès dans tous les domaines scientifiques.

Vous ne me croyez pas ? Et pourtant elle existe cette histoire et même que je ne vous en dis que très peu car il y a encore plus de... et de ... Mais pour savoir vraiment tout, il faut oser entrer dans cette histoire et se laisser porter par elle. Et surtout, surtout, un conseil : n'essayez pas de décortiquer le vrai du faux. Acceptez tout... ou rien !

Il n'y avait, dans le coeur d'un Buendia, nul mystère qu'elle ne pût pénétrer, dans la mesure où un siècle de cartes et d'expérience lui avait appris que l'histoire de la famille n'était qu'un engrenage d'inévitables répétitions, une roue tournante qui aurait continué à faire des tours jusqu'à l'éternité, n'eût été l'usure progressive et irrémédiable de son axe.

Je viens de sortir de cette histoire troublante où la réalité côtoie le fantastique. Une histoire étrange pour laquelle je n'ai pas eu de coup de cœur et pourtant que je n'ai pu quitter. C'est sans doute cela le miracle de ce livre : ne pas être envouté par lui et pourtant ne pas pouvoir le lâcher.

Un livre inclassable qui parle de tout, de rien, qui déroule le récit de la vie et retourne à son point d'origine. Une quadrature de cercle parfaite...

 

Roman traduit de l'espagnol (Colombie) par Claude et Carmen Durand

Mais avant d’arriver au vers final, il avait déjà compris qu’il ne sortirait jamais de cette chambre, car il était dit que la cité des miroirs (ou des mirages) serait rasée par le vent et bannie de la mémoire des hommes à l’instant où Aureliano Buendia achèverait de déchiffrer les parchemins, et que tout ce qui y était écrit demeurerait depuis toujours et resterait à jamais irrépétible, car aux lignées condamnées à cent ans de solitude, il n’était pas donné sur terre de seconde chance.

Publié dans Livres

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Quichottine 10/05/2017 12:45

J'ai beaucoup aimé ce livre et la façon dont tu le racontes lui va bien. :)
Merci, Mimi.
Bisous et douce journée.

Mimi 10/05/2017 13:14

Quand on aime bien, on raconte bien... Merci Quichottine !

zazy 08/05/2017 15:19

Dans ma PAL

Mimi 10/05/2017 13:14

Bon choix !

Didier 04/05/2017 19:55

Il n'y a t'il point une limitation au-delà de laquelle on pourrait considérer qu'il y a excès de mots pour construire une phrase?

Mimi 04/05/2017 20:38

Tu n'as jamais lu Proust, il me semble ? Sinon, tu ne poserais pas la question ! Personnellement, ça ne me dérange pas si le sujet m'intéresse bien sûr. Et toi, pourquoi cette question ici ?

Maryline 04/05/2017 12:14

Je l'ai lu il y a des années et j'en ai gardé un souvenir mitigé... Je m'attendais à autre chose sans doute!
Belle journée
Bisous

Mimi 04/05/2017 12:38

Je suis contente d'avoir franchi le pas. J'avais longtemps repoussé cette lecture, sans doute maintenant étais-je prête...

Anne 04/05/2017 10:34

L'Amour au temps du Choléra est encore plus beau...

Mimi 04/05/2017 12:38

Un livre magnifique, un souvenir puissant...