Mémoire infidèle d'Elizabeth George

Publié le

Mémoire infidèle d'Elizabeth George

Un mot, un seul : excellent !

Eugènie Davies, discrète sexagénaire, est retrouvée morte, renversée par une voiture. Un banal accident de la route serait une conclusion possible. Mais avoir été renversée et écrasée par trois fois et par le même véhicule, voilà qui écarte toute possibilité d'accident et conduit forcément vers celle d'un crime.

C'est la difficile enquête que vont devoir mener l'inspecteur Linley de Scoland Yard, accompagné de son acolyte Barbara Harvers. Enquête difficile car la victime se révèle être une personne connue des services de police : sa petite fille Sonia, trisomique et alors âgée de deux ans, a été assassinée par sa nurse il y a de cela une vingtaine d'années. Meurtre et scandale qui avaient tenu en haleine les lecteurs des tabloïds de l'époque. Enquête difficile également parce que la nurse a purgé sa peine de prison et est maintenant en liberté, et d'autres meurtres avec le même motus operandi se succèdent...

Tout pense à croire que ce soit la nurse qui poursuivrait une vengeance. Mais bien sûr, nous connaissons Elizabeth George et nous savons que la facilité n'est pas l'apanage de ses romans. Alors on se régale des retournements de situations. D'autant plus, qu'en même temps de l'avancement de l'enquête, nous assistons à des séances de psychothérapie entreprises par Gideon Davies, célèbre violoniste, ex-enfant prodige et dorénavant incapable de jouer ni même de toucher son archet, fils et frère des victimes sus-nommées. Et ces séances sont en léger décalage par rapport à l'enquête, alors pauvres de nous, nous sommes obligés d'échafauder après chaque séance ou presque, des théories qui se révèlent toujours fausses !

Jubilatoire, je vous dis ! Enivrant même tant la partie consacrée aux séances de psychanalyse est importante et fait la part belle, non pas aux inspecteurs de police, mais au personnage de Gideon, nombril du monde, musicien corps et âme sclérosé dans son art, personnage perdu dans un océan de mensonges et de non-dits.

Du grand art !

Le docteur Rose appelle ça une amnésie psychogène.
- Psycho quoi ?
Je lui ai expliqué la chose comme vous me l'aviez expliquée. J'ai terminé en disant : " La perte de mémoire n'est pas due à une cause physique ; mais ça les neurologues l'avaient déjà mis en évidence. La raison pour laquelle j'ai perdu la mémoire est donc à chercher ailleurs. Dans le psychisme, Papa, et non dans le cerveau.
- Tout ça, c'est de la connerie " a-t-il dit...

Publié dans Livres

Commenter cet article

Pouet 02/05/2016 18:36

C'est vrai qu'il fait envie ce livre ! Enfin j'en ai déjà une palanquée à lire donc... je me calme !

manou 02/05/2016 09:05

Merci du partage : je ne connais pas du tout cet auteur ! je le note pour une prochaine lecture détente. Et si en plus il est amusant...

Mon arbre aux violettes 01/05/2016 21:26

Merci pour tes idées de lecture ... on ne sait pas toujours quoi prendre en librairie ...

CathyRose 30/04/2016 21:12

Je ne lis aucun livre policier, et pourtant j'adore les séries télé ! Un jour peut-être qui sait ...
En tous cas merci pour ton avis !
Belle soirée !
Cathy

missfujii. 30/04/2016 20:37

Ce livre me plaira sans nul doute, merci de nous en parler