Le meurtre de la falaise d'Elizabeth George

Publié le

Le meurtre de la falaise d'Elizabeth George

Première plongée dans un des romans d'Elizabeth George, et j'ai bien aimé ça.

Barbara Havers, inspecteur à Scotland Yard, est en congé forcé suite à un passage à tabac lors de sa dernière enquête. Le repos n'est pas pour elle, elle s'ennuie, tourne en rond, et puis il fait chaud, très chaud, la canicule règne sur Londres. De plus, ses charmants voisins Taymullah Azhar et sa fille Hadiyyah, suite à un coup de fil, partent en quatrième vitesse en direction de l'Essex au bord de la mer. Bizarre, bizarre se dit-elle, eux qui n'ont aucune famille par ici. Ni une, ni deux, puisque Barbara est en congé, autant que celui-ci serve à quelque chose, elle ira aussi au bord de la mer. D'autant qu'un flash info parle d'un Pakistanais, retrouvé mort sur la plage de Balford-le-Nez dans l'Essex, événement qui révèle la tension entre les communautés anglaise et pakistanaise. Coïncidence ? Barbara n'y croit pas. C'est décidé, elle part en vacances. Enfin, non... Enfin, elle verra bien sur place.

Excellent roman policier qui maintient le suspense jusqu'au bout. On suit mille pistes qui aboutissent toutes dans le mur et on est bien obligé, à la fin, de reconnaître que non, jamais, on a découvert le coupable avant le point final.
C'est un roman qui est également plein d'humour grâce à sa charismatique héroïne, Barbara Havers, aussi délicate qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine, mais aussi très perspicace, sincère, nature et avec un coeur gros comme ça.
De plus, ce roman traite du racisme, de la différence. On y découvre aussi l'intégration des Pakistanais dans la société anglaise.
J'ai adoré suivre les personnages de ce roman. Leur créatrice les fait vivre tous, on les découvre, on les suit, on comprend leurs gestes et motivations. Leur personnalité est analysée, disséquée, ce qui rend le roman très dense mais jamais indigeste.

Je sens que je vais bientôt replonger dans les romans d'Elizabeth George et ça tombe bien, ma sœur m'en a refilé une demi-douzaine !

Oh, putain, comme elle regrettait de ne pas avoir appris de langues étrangères à l'école ! La seule chose qu'elle était foutue de dire en allemand, c'était "Bitte zwei Bier", ce qui ne semblait pas de circonstance. Oh, bordel, songea-t-elle.

Trevor Ruddock avait réussi à lui tout seul à enfumer la salle d'interrogatoire au point que Barbara n'eut même pas besoin d'allumer une cigarette.

Publié dans Livres

Commenter cet article